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Weeleni, l’Appel
Posté le par aladdin

Reportages

Weeleni, l’Appel

La compagnie Salia nï Seydou
du Burkina Faso

Le samedi 26 novembre 2005 à 20h
Au Centre des Arts de Pointe-à-Pitre La création chorégraphique Weelini, l’appel de la compagnie burkinabé Salia nï Seydou est proposée par le Centre des Arts et de la Culture de Pointe-à-Pitre, en collaboration avec le CMAC, Scène Nationale de la Martinique et avec la participation de Danse et Arts et du CEDEC

La compagnie Salia nï Seydou est associée à la Passerelle- Scène Nationale de Saint-Brieuc.....



Danse

â Burkina Faso

Salia nï Seydou : Weelini, l’Appel

Le défi de la nouvelle génération de chorégraphes en Afrique est de sortir des stéréotypes exotiques et folkloriques qui, pendant de nombreuses années, ont fait de la création du continent noir une expression limitée à la tradition. Salia Sanou, Seydou Boro et Ousséni Sako de la compagnie Salia nï Seydou font partie de ce nouveau courant qui défend et revendique une créativité à la fois forte et originale.

La création chorégraphique Weelini, l’Appel est la réunion de leurs solos respectifs Gestes, Féminin / masculin et Waati, le temps. La pièce interroge chaque danseur individuellement sur l’invisible, ignoré par la raison, qui tisse le fondement même de nos vies et de nos relations aux autres et à soi. Cet appel, hors du sens et de la maîtrise, déconnecte notre raison consciente, et résonne en nous comme les mots vide, peur, solitude ou création. C’est l’âme de la compagnie Salia nï Seydou qui se danse, leur engagement dans une démarche sincère et profonde sur ce qui nous appelle à naître, vivre et créer.
.
Comme un nouveau défi pour les chorégraphes, le solo porte sa justification dans le thème même de la pièce. Il témoigne du cheminement singulier d’artistes dans une aventure commune. Trois solos, non comme une succession de panneaux, mais inscrits dans une seule et même énergie, où l’existence de chaque pièce n’est possible que par le regard des autres : un trio de solos.

Sur scène, trois danseurs, quatre musiciens livrent un dialogue de danses et de musiques « hors frontières » avec une palette de couleurs sonores aussi différentes que le djembé d’Afrique de l’Ouest, la guitare folk empreinte des mélodies mandingues et la légèreté des instruments de percussion marocains.

On ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre la Teknik Ka de Léna Blou et le travail de Salia nï Seydou qui transporte la gestuelle traditionnelle dans un cadre résolument moderne pour forger une danse créatrice universelle.

Salia nï Seydou : la danse africaine autrement



C’est aux côtés de Mathilde Monnier que Salia Sanou et Seydou Boro se retrouvent en février 1993 pour participer à la création du spectacle pour Antigone.

Ils sont burkinabés et habitent tous deux Ouagadougou. Leur parcours artistique personnel se recoupe de façon significative en plusieurs points dont les plus frappants sont la danse et le théâtre. Forts de cette expérience, ils se sentent investis, interpellés par une mission – psychose séculaire de l’artiste africain obligé de donner un sens social à son acte de création ? – qui les tiraille.

La danse africaine n’est plus ce qu’elle était ou plutôt est restée comme elle l’a toujours été. Les mêmes pas. Les mêmes musiques qui les soutiennent. Les mêmes significations de leurs émergences… Les deux chorégraphes se lancent alors le défi de présenter une danse créatrice, non seulement d’image mais pleine de sens, accessible à tous et pour tous, en partant des pas traditionnels et d’une gestuelle africaine. Ils s’associent alors pour créer la compagnie Salia nï Seydou.

Avec la pièce Fignito, l’œil troué, les créateurs sont lauréats des deuxièmes rencontres de la création chorégraphique africaine à Luanda et du prix « découverte » de RFI spectacle vivant en 1998.


Ils rencontrent alors - toujours chez Matilde Monnier - Ousséni Sako également burkinabé qui intègre en 1999 la compagnie Salia nï Seydou. Après plusieurs années de travail en commun Salia Senou et Seydou Boro lui confient l’écriture du solo Waati, le temps pour leur toute dernière création chorégraphique Weelini, l’appel.

rencontres - débats – projections
rencontres chorégraphiques entre
la danse africaine et la danse
contemporaine occidentale


Projection de documentaires

"La Rencontre" – 52 mn – 2000 – Version française et anglaise
Le Burkina Faso compte 64 ethnies, autant d'expressions de danses différentes. Ni de l'ordre du spectacle, ni de l'ordre du jeu, l'expression traditionnelle est avant tout une manière d'exister et une façon de vivre. De cette danse africaine vient de naître une nouvelle démarche chorégraphique, "la danse contemporaine africaine ”

A l'heure de la mondialisation, certains créateurs africains refusent de demeurer des curiosités exotiques. Ils ont envie que leurs spectacles soient reconnus sur le plan international et redoublent d'activités. Mais cette " explosion " artistique se heurte à des idées conservatrices.

En 1990, la chorégraphe Mathilde Monnier se rend au Burkina Faso avec un projet autour de la tragédie de Sophocle, Antigone. Cette pièce réunira sur un même plateau des danseurs africains et européens. Aucun des danseurs africains participant à cette aventure n'a entendu parler et encore moins pratiqué la danse contemporaine.

Le film de Seydou Boro, lui-même aventurier de ce projet de création, raconte cette rencontre, une première du genre en Afrique de l'Ouest. Il nous conte cette dualité entre danse africaine et danse contemporaine et pose la question du sens et de l'avenir d'une danse créative sur un continent pour lequel la danse porte encore ses connotations de sacré et de fonctionnel.

"La danseuse d'ébène" – 56 mn – 2002 – version française
En 1976, Maurice Béjart (directeur des Ballets du XXème siècle) crée une école internationale d'interprètes du spectacle à Bruxelles et Dakar (Sénégal), l'école Mudra
(" geste " en sanscrit), marquant par là son désir de réunir des artistes de toute l'Afrique, mais aussi du continent européen dans un programme de formation des plus divers alliant la danse africaine, le modern jazz, la danse classique et contemporaine. Le " rêve " Mudra n'a guère perduré, mais a permis l'émergence de talents qui aujourd'hui portent la danse africaine sur les scènes internationales. Irène Tassembedo en est un exemple.

Ce film raconte cette aventure, au côté des chorégraphes Germaine Acogny (directrice de l'école) et Maurice Béjart, et tente d'analyser, à travers le parcours singulier d'Irène Tassembedo (ancienne élève de l'école devenue aujourd'hui chorégraphe de la compagnie Ebène - Burkina Faso), l'influence de cette initiative unique à l'époque, à un moment où la question de la danse contemporaine se pose quotidiennement en Afrique.

Débats - Rencontres
La danse des grands ballets ou ses déclinaisons " métissées " qui ont fait l'originalité des programmations de par le monde, a aussi contribué à masquer la richesse et l'inventivité d'une toute autre danse, celle aujourd'hui désignée par les termes de danse - contemporaine - africaine. Comment la lecture de ces danses ancrées dans le passé, nourries et préservées par nos cultures nous enseignent le présent et le futur ?
Intervenants
Salia Sanou (cie salia nï seydou - directeur artistique des
Rencontres Chorégraphiques de l’Afrique et de l’océan indien),
Seydou Boro (réalisateur - cie salia nï seydou).

Master class

Un master class (atelier chorégraphique) de Seydou Boro sera organisé, en collaboration avec Danse et Arts, le 27 novembre sur le thème « Passerelle entre la danse créative africaine et la danse contemporaine »

Horaires : 9h-12h ; 15h-18h
Lieu : Danse et Arts, 11, Zone Artisanale de Petit Pérou, Abymes 97139
Tarifs : tarif 1 : 30€ ; tarif 2 : 25€ (rectif. fax)

Les TARIFS 2 sont réservés aux Cartes de fidélité Centre des Arts & Artchipel, aux adhérents CAC, CEDEC & Assoc. Danse et Arts, aux élèves de la classe option danse.

 


 
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