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L'économie :
Un chômage qui atteint près de 27 % de la population active en 1996 (52.000
demandeurs d'emploi), un taux de couverture des importations par les
exportations qui s'élève seulement à 6 % (1996) : ces deux chiffres traduisent
bien à eux seuls les difficultés que connaît la Guadeloupe.
Depuis la fin des années 1970, l'agriculture, autrefois moteur de la croissance,
est en crise. Elle ne représente plus que 6 % du PIB contre 22 % en 1966.
L'industrie sucrière, en particulier, ne survit que grâce à des subventions
versées par l' État et les Assemblées locales. La production de canne, qui
s'élevait à plus de 1,5 million de tonnes dans les années 1970, est revenue à
600.000 tonnes en 1996. Quelque 45 % des terres cultivées sont encore consacrés
à sa culture. Les autres cultures sont les cultures tropicales traditionnelles :
banane (qui représente près de 25 % des exportations en valeur, mais les
bananeraies sont souvent dévastées par les cyclones), melons, aubergines,
ananas, café, cacao, vanille, associées à l'élevage et à la pêche (10.000 tonnes
par an) et les fleurs. Les tentatives de diversification (comme le melon) n'ont
pu atténuer le déficit alimentaire de l'île : les cultures vivrières sont
largement insuffisantes.
Peu nombreuses, les industries, en dehors des cimenteries, appartiennent surtout
au secteur agroalimentaire : sucreries (58.000 tonnes en 1997), rhumeries
(22.214 hectolitres d'alcool pur en 1996 et 33.559 de rhum industriel préparé à
partir de mélasse; 11.710 hectolitres de rhum léger), conserveries, jus de
fruits. Mais, le secteur industriel n'a pas réussi à prendre le relais de
l'agriculture d'exportation (sucre et banane) pour relancer l'économie, en dépit
des incitations fiscales (impôt sur le bénéfice moins élevé qu'en métropole). De
fait, le poids de ce secteur reste limité : 9 % du PIB (15 % si l'on inclut les
bâtiments et les travaux publics).
Seul le tourisme (plus de 625.000 visiteurs en 1996 contre 280.000 dix ans plus
tôt), connaît un certain dynamisme. Après une période difficile, suite aux
retombées médiatiques négatives dues à l'activisme des mouvements
indépendantistes jusqu'au milieu des années 1980, ce secteur a connu un regain
d'activité. Les dégâts provoqués par le cyclone Hugo (1989), les ouragans Luis
et Marilyn (1995) n'ont pas entravé le développement de cette activité en raison
de l'intervention très rapide des pouvoirs publics.
80 % des 2.384 km de routes sont asphaltés. L'aéroport de Pointe-à-Pitre (Le
Raizet et Guadeloupe-Pôle Caraïbes) connaît un trafic important.
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