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La population :
La population guadeloupéenne est largement métissée. Historiquement, les
mulâtres sont les premiers métis guadeloupéens. Leurs ancêtres sont nés d'une
union illégitime de colons blancs et de femmes esclaves noires. Ils furent les
premiers à accéder à l'affranchissement et à lutter contre l'esclavage. Les
faveurs et les droits dont ils ont bénéficié avant leurs frères noirs ont fait
qu'aujourd'hui, le terme «mulâtre» désigne tout métis aisé.
La population blanche se scinde en quatre groupes : les Békés, ou Grands Blancs
héritiers de l'aristocratie coloniale ; les Blancs Créoles, nés aux Antilles,
généralement fils de fonctionnaire ou de commerçant métropolitain ; les Métros
ou Blancs-France, nés en métropole ; les Blancs-Matignons, descendants des
petits colons vivant dans les Grands Fonds, collines reculées de la Guadeloupe.
Le catholicisme est majoritaire (86 %).
Le rythme d'augmentation de la population en Guadeloupe se ralentit. Entre 1990
et 1999, le nombre d'habitants est passé de 387 000 à 422 500, soit une
progression annuelle (1,5 %) plus faible que celle des années 1980 (2 %). Le
taux de fécondité a également diminué (16,7 pour mille) mais reste élevé en
comparaison de celui de la métropole (12,5 pour mille). Par ailleurs, en raison
des difficultés économiques qu'elle traverse, la Guadeloupe connaît une forte
émigration vers la métropole : entre 1990 et 1999, le solde migratoire est de -
8 500 personnes.
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